Compost Cyicaro

Compost Cyicaro — fertiliser nos sols, soutenir la communauté

À Cyicaro, nous produisons un compost 100 % naturel à partir des déjections de poulets et de vaches, mélangées à des résidus végétaux de la ferme. Ce compost nourrit nos cultures (macadamia, canne, agrumes, bananes, etc.) et, à terme, sera proposé aux agriculteurs voisins pour améliorer la fertilité des sols et réduire les achats d’intrants coûteux.

Comment nous le fabriquons (méthode Cyicaro)

Aujourd’hui, nous travaillons avec 5 fosses que nous remplissons chaque fin de semaine avec les déjections (surtout bouse de vache), la litière de poulailler et des “broyats” végétaux (paille, feuilles sèches, tiges hachées). Notre méthode suit quatre principes simples : équilibre, humidité, air, temps.

Étapes (terrain) :

  1. Pré-tri & préparation — On enlève plastiques/pierres. On mélange “verts” (bouse, fientes fraîches, herbe) riches en azote et “bruns” (paille, feuilles, sciure) riches en carbone pour viser un bon ratio C:N (≈ 25–30:1).

  2. Montage en couches — Une couche de bruns (drainage), une couche de verts (manures/lisiers), un peu de terre fine ou compost mûr (inoculant microbien), puis on répète.

  3. Humidité contrôlée — On humidifie pour atteindre la consistance “éponge essorée” (ni boue, ni poussière).

  4. Aération & montée en température — On laisse “chauffer” naturellement (objectif 55–65 °C). Cette phase hygiénise le tas (réduction des pathogènes et graines d’adventices).

  5. Retournements — On retourne le tas quand la température dépasse 65 °C ou baisse sous 45 °C (en général 1 fois/semaine au début), pour ré-oxygéner et homogénéiser.

  6. Maturation — Après 4–6 semaines de compostage actif, on laisse mûrir 3–6 semaines. Le compost est prêt quand il sent la terre de forêt, que la température est ambiante et que la texture est grumeleuse et sombre.

  7. Tamiser & stocker — On tamise si besoin, puis on stocke à l’ombre, sur sol drainant et à l’abri de la pluie pour éviter le lessivage.

Sécurité & environnement
Nous construisons nos tas à distance des points d’eau et mettons des rigoles de dérivation pour éviter tout ruissellement. Les opérateurs utilisent gants/bottes, et les matériaux “piquants” (ex. épines) sont évités dans la litière.

Notre plan d’extension (2025–2027)

Pour être autosuffisants en compost et en partager avec le voisinage, nous prévoyons d’augmenter le cheptel : porcs, poulets, chèvres et moutons, en plus des vaches. Les porcs (litière profonde) et les chèvres fournissent une fumure riche, idéale pour booster le compost. En parallèle, nous investirons dans :

  • clôtures/abris et gestion de litière,

  • broyage léger des résidus (meilleure décomposition),

  • aire couverte pour le compost (toit simple) et deux fosses supplémentaires,

  • formation de 2 personnes au suivi (température, humidité, retournements).